
Extrait de TohuBohu – n°19 – dossier « Internet et la musique » :

« BB&PP, le modèle de demain ?
Un nouvel outil de vente online a vu le jour récemment et il est l’oeuvre d’une structure nantaise : BB&PP. Encore peu connu, il a cependant, dès sa création, été adopté par David Guetta himself (…). Sous forme de plate-forme personnalisable, ce système permet aux artistes de valoriser leur image auprès de leur communauté de fans et de développer pour leur compte de nouvelles formes de promotion et de diffusion et d’accroître leurs revenus en les diversifiant. Les groupes peuvent proposer aussi bien du digital que des supports physiques à la demande, donc sans stock et sans investissements, et des produits dérivés, merchandising en mini-séries. Cette plateforme peut se renouveler au gré des envies de l’artiste, aussi bien graphiquement que dans son contenu, et ainsi proposer un univers dédié, représentatif de l’instant T, dans lequel l’internaute personnalise ses achats, à son image et ses envies. (…) “Il ne s’agit pas d’un supermarché, mais d’une épicerie fine, insistent Dan et PF, les deux instigateurs du système. Tant pour le groupe utilisateur de la plate-forme que pour le fan qui s’y connecte. Celui-ci peut choisir les morceaux qui l’intéresse, composer sa propre jaquette, acheter un t-shirt et se faire livrer le tout sous 48 heures.” David Darricarrère, chanteur de Smooth et créateur du label DoYouLike, a adopté ce système en février dernier et se montre laudatif à son égard. “Cela te permet de bosser en flux tendu, donc il n’y a pas de déchet. Avant j’avais du stock chez moi, dans ma piaule. Maintenant tout est chez MPO, le fabricant ! C’est du sur mesure : tu réconcilies les gens avec le support physique, même si paradoxalement les ventes de nos productions ont davantage été générées par le digital que par le physique. Je pense que ce système a cinq ans d’avance. Dans quelques années, tout le monde se tournera vers ça. Un autre avantage, c’est que tu ne retrouves pas ton PLV à côté de celui de Céline Dion. Là, tu t’adresses à un public indé qui aime qu’on le traite
en public indé. Et puis pour le merchandising, heureusement que l’on avait cette plate-forme. Ça nous a permis d’écouler les t-shirts qui nous restaient de la tournée ! ”
Du reste, Trempolino se dote également d’une de ces plates-formes. À l’occasion de chaque sortie du magazine Tohu Bohu, c’est-à-dire trois fois par an, tous les artistes (qui le souhaitent) présents dans le magazine via les interviews et les chroniques disposeront d’un titre sur une plateforme on demand créée à cet effet. Tohu Bohu La Compile, c’est la possibilité de composer sa propre sélection musicale régionale tout en collant à l’actualité des groupes. C’est également un moyen ludique de découvrir les artistes de la région et de les soutenir en achetant leurs titres. C’est enfin la possibilité de bénéficier d’un objet unique, avec un choix de plusieurs visuels pour son disque. »